Copie de Copie de Copie de Nouvelle équipe

L’année scolaire est commencée depuis quelques semaines déjà. Comme chaque année, la rentrée scolaire peut être un moment plus difficile pour les enfants (tout comme les parents et les enseignants!) et cela peut être encore plus difficile cette année à cause des mesures en lien avec la Covid-19. Rassurez-vous, ce ne sera pas un article sur la Covid-19. Je veux plutôt aborder l’attachement en début d’année, en maternelle particulièrement, mais on peut faire le lien avec les élèves plus âgés.

L’adaptation en début d’année ce n’est pas seulement d’apprendre les règles et le fonctionnement. Créer un lien d’attachement est essentiel. L’enfant peut être heureux d’arriver dans un nouveau milieu, fier de lui de commencer l’école, mais cela peut aussi être insécurisant. 

 

Un parallèle avec l’entrée du poupon en garderie

Laissez-moi vous parler de l’intégration d’un poupon en garderie. Peut-être trouverez-vous ma comparaison un peu poussée, mais n’empêche que cela peut permettre de mieux comprendre ce que vit un enfant lors de son entrée dans notre classe en début d’année.

Donc, prenons le poupon qui débute la garderie. Généralement, l’enfant va commencer par quelques heures, puis quelques journées d’affilée pour graduellement fréquenter la garderie à temps plein. On parle alors d’une entrée progressive. Lors de ces débuts en garderie, on parle de la période d’intégration. C’est la période durant laquelle l’enfant réalise que son parent le laisse aux soins d’une autre personne pour la journée et que ce n’est pas seulement une journée par-ci, par-là, mais bien pour chaque journée de la semaine! Et là, chaque enfant réagit de façon différente. Pour certains, c’est difficile. Des pleurs, des cris. L’enfant peut vivre de l’anxiété de séparation et a besoin d’être rassuré. Malheureusement, bien que son éducatrice tente de le rassurer et de le consoler, ce n’est pas toujours suffisant pour l’enfant. Il pleure parce qu’il veut être dans les bras, puis il pleure puisqu’il ne reconnaît pas les bras de cette nouvelle personne qui prend soin de lui. 

À l’opposé, pour d’autres, l’intégration se fait très bien. L’enfant s’adapte rapidement et est curieux d’explorer. Ses parents l’ont confié à quelqu’un ce matin et il a confiance qu’il sera bien et en sécurité. Ce sont souvent des enfants qui ont eu des attachements sécurisants étant plus jeunes. Puis, pour certains, l’intégration se faisait très bien au début et, après quelques semaines, le poupon pleure à son arrivée au moment de quitter les bras de ses parents. Alors qu’avant il aimait jouer avec certains jeux et se laissait consoler par son éducatrice, il est soudainement inconsolable. 

Dans tous les cas (bon, la majorité…), après quelques mois passés en garderie, l’enfant s’habitue au milieu et aux personnes qui l’entourent. Il est désormais un petit explorateur, curieux et épanoui. L’intégration est alors terminée et l’enfant est donc bien intégré à son milieu. 

Vous m’avez peut-être vu aller, mais on peut facilement faire des liens avec le début d’année pour nos élèves du préscolaire.

 

L’entrée de l’enfant en maternelle

Dans bien des écoles, l’entrée en maternelle se fait de façon progressive (Oh, comme le poupon en garderie!). On peut voir par exemple le groupe de maternelle séparé en deux sous-groupes qui viendront en classe à différents moments au cours des premiers jours. Ainsi, l’enfant apprend à connaître son milieu et son enseignant sans qu’il y ait trop d’enfants en même temps. C’est aussi plus facile pour l’enseignant d’aider et d’observer chaque élève avant d’avoir un grand groupe. 

Les premiers jours, puis les premières semaines, l’enfant apprend à connaître son nouvel environnement, les règles et le fonctionnement, l’enseignant et les autres intervenants présents, les autres amis de son groupe. Bref, c’est une période de changement et d’adaptation. Certains enfants s’adapteront plus facilement que d’autres. 

Repensons à nos poupons, pour certains on remarque dès le début que l’adaptation est plus difficile. Pour d’autres, tout semble bien aller et après quelques semaines une réaction se présente. C’est la même chose pour nos élèves! D’où l’importance d’être à l’écoute de leurs besoins pour s’assurer d’accompagner et d’aider chacun de nos élèves. 

Il faut garder en tête que l’entrée à la maternelle peut être un moment plaisant pour les enfants, où ils sont fiers de devenir des « grands », mais ô combien insécurisant parfois. Alors que le poupon exprime plus visiblement son mal-être par des pleurs ou des cris, l’enfant de maternelle peut être discret et passer inaperçu. Certains enfants auront de la difficulté à s’adapter et il peut être difficile pour l’adulte de le remarquer. On peut penser à des enfants qui sont plus timides et qui auront plus de difficultés à entrer en relation avec les autres enfants ou à faire leur place. On peut aussi penser aux enfants qui gèrent plus difficilement leur anxiété et que chaque modification à la routine quotidienne vient les perturber. Il est donc important de créer un lien d’attachement avec les élèves pour que ceux-ci se sentent en sécurité et qu’un lien de confiance se développe. Il est aussi essentiel d’observer les élèves pour décrypter leurs besoins et repérer les enfants pour qui l’adaptation peut être plus difficile.  

 

L’attachement

Afin de sécuriser vos élèves et de les aider à s’adapter le plus rapidement possible, il est important de développer une relation de confiance avec eux. On veut créer un attachement avec nos élèves et cela doit se faire rapidement. 

En tant qu’enseignant, on a le rôle d’instruire, de qualifier et de socialiser. Mais notre rôle ne se limite pas qu’à transmettre des connaissances, ce n’est pas seulement éducatif. C’est aussi être humain. Donc, il faut prendre en compte les autres, leur laisser une place et leur accorder de l’importance. 

Donc, pour développer l’attachement avec les élèves, il faut les voir comme des personnes à part entière. Il faut apprendre à les connaître. Il faut apprendre à parfois laisser de côté l’aspect éducatif et s’autoriser à passer des moments de qualité. Oui, nous avons un gros programme à passer, beaucoup de matière à aborder, mais un élève qui se sent bien et qui aime son enseignant apprendra plus facilement. Pensez que chaque petit dix minutes que vous passez par-ci et par-là à parler d’eux, à vous intéresser à eux, c’est bénéfique pour la relation que vous avez avec vos élèves. 

Je vous partage donc quelques idées d’activitésqu’on peut faire pour créer un sentiment d’appartenance avec le groupe qui aidera à créer un attachement entre vous et vos élèves, et aussi entre chacun de vos élèves. Mais gardez en tête qu’il ne faut pas seulement faire des activités pour que l’attachement se développe. Il faut y mettre du temps et de l’attention.  

 

Quelques activités à réaliser en début d’année pour apprendre à se connaître et développer un sentiment d’appartenance

  • Œuvres collectives (Ex : Avec l’album Un éléphant qui se balançait…Chaque enfant se représente sur une corde à linge, les dessins à la suite des autres forment une immense balançoire qui représente la classe. Lien ici.)
  • Jeux coopératifs (Voici un lien avec quelques idées de jeux coopératifs.)
  • Présentation d’un objet qui nous représente (L’enfant apporte de la maison un jouet, un bricolage, une photo qu’il aime bien à présenter au groupe.)
  • Avoir un nom de groupe qui donne une thématique à aborder tout au long de l’année (permets aux élèves d’avoir un sentiment d’appartenance à leur groupe)
  • Moment Savais-tu que?(Planifiez des moments, tout au long de l’année, ou les élèves peuvent partager des choses les concernant qu’ils aimeraient nous apprendre. Ex : Savais-tu que j’ai un serpent ? Savais-tu que je joue au hockey avec Maxime ? Etc.)

 

Petit clin d’œil à l'attachement au camp

J’ai travaillé un été en terrain de jeux où j’avais pratiquement le même groupe tout l’été. La majorité de mon temps comme animatrice a été en camp de jour où j’avais un groupe différent chaque semaine puisque j’animais des camps spécialisés en arts ! Donc, l’attachement avec le groupe est différent si on passe tout l’été avec les mêmes enfants de si on a de nouveaux visages chaque semaine !

Je dirais donc que lorsqu’on a un nouveau groupe chaque semaine, il est important de faire rapidement un lien d’attachement avec le groupe. Si vous avez la chance d’avoir une facilité à apprendre rapidement des noms, c’est un must ! On s’entend qu’une relation s’établit mieux si l’autre personne nous appelle par notre nom! Ensuite, il y a les traditionnels jeux de connaissance. Pensez à un jeu qui vous permettra, et aussi aux autres enfants de votre groupe, d’apprendre le nom de chacun et pourquoi pas d’apprendre quelque chose d’autre comme la couleur préférée, le repas préféré, le choix d’un super-pouvoir, etc. Cela permet aux enfants de trouver des personnes du groupe avec des intérêts semblables, de casser la glace, d’amorcer une discussion, et donc, un début de relation ! Ce n’est pas tout de connaître le nom des gens et de parler de nos points communs. Il faut prendre le temps de s’intéresser aux autres et d’être présents pour eux. Donc, oui en tant qu’animateur votre rôle est d’animer des jeux et des activités et d’occuper les jeunes. Mais prenez donc le temps de leur demander ce qu’ils ont fait la veille, ce qu’ils prévoient faire le soir. Intéressez-vous à leur quotidien. Ils se sentiront valorisés et c’est un début d’attachement, même si parfois c’est seulement pour une semaine ! Je vous garantis que l’enfant sera content de vous recroiser au camp avec un grand sourire accroché à ses lèvres!

 

L'attachement en début d'année : tout un défi

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