LittÃrature enfantine et jeunesse 1

À travers les prochains paragraphes, je partagerai avec vous 3 coups de cœur littéraires québécois. J’agrémenterai également mes conseils de quelques activités en lien avec chacune des œuvres.

 

« Tu peux » Gravel. E (2018). Tu peux. La courte échelle.

Dans l’album « Tu peux », Élise Gravel s’attaque aux stéréotypes. De page en page, elle banalise essentiellement les clichés qui ont brûlé les ailes de plus d’un enfant. 

Par l’entremise d’illustrations cocasses, on apprend qu’on peut être qui on veut, sans avoir à correspondre au moule que nous impose la société. Un garçon qui pleure et qui a envie d’être une princesse ? Oui, oui c’est franchement possible ! Une fille qui aime se salir et qui pue (à l’occasion) ? Ben oui, ça arrive !

« Que tu sois une fille ou un garçon, tu peux être TOI-MÊME. Voili-voilà, c’est tout. » (Gravel, 2018, p.23)

L’auteure fait la promotion de l’estime de soi d’une façon simple et pourtant évidente. Ça crie « Il y a tellement plus qu’une façon d’être soi-même ! »

À mon avis, tout le monde devrait avoir en main une copie.

J’ai pris un plaisir fou à admirer les illustrations. « Tu peux » est un album simpliste, mais plein de sens. 

Activités : 

  • Accorder une période par semaine pour la création d’un album personnel. Les enfants pourront rassembler dans cet album au style « scrapbooking » des photos et des dessins qui reflètent sa personne et ses fiertés. 
  • De façon mensuelle, faire une cérémonie avec remise de médailles, dans le but de féliciter l’enfant pour ses bons coups au courant du mois. 
  • À l’aide des enfants, préparer une recette pour l’estime de soi. Questionner-les à savoir quels ingrédients comprend la recette et pourquoi. 

 Lien : http://elisegravel.com/blog/peux-librairie-quebec/

Tu peux

 

« La tribu qui pue » Gravel. E (2017). La tribu qui pue, La courte échelle.

La tribu qui pue parle d’un groupe d’orphelins vivant en pleine forêt dans des cabanes de branches, s’instruisant en déchiffrant les ingrédients des déchets trouvés tout près, et jouant au soccer avec des sacs d’oignons que des villageois jettent irresponsablement dans la rivière. 

Encore une fois, Élise Gravel nous offre un album ludique, différent et plaidant un mode de vie simple et écoresponsable. L’auteur nous offre une caricature d’un point de vue enfantin face à des valeurs telles que la liberté, l’autonomie et les contraintes obsessives des adultes.

« Ils n’ont pas besoin d’adultes : ils sont super débrouillards ! » (Gravel, 2017, p.3)

J’ai réellement pris un plaisir à lire et relire cette histoire. Comme dans « tu peux », Gravel défie les stéréotypes et les tabous en mettant en valeur une chef de tribu féministe et des enfants qui puent, flambants nus ! 

Activités :

  • Demander au groupe de s’inspirer de l’habitat des orphelins pour créer à leur tour des cabanes miniatures.
  • Aider les enfants à comprendre le concept d’écoresponsabilité en mettant en place un projet de recyclageet d’amassage des déchets. 

 Lien : http://elisegravel.com/blog/la-tribu-qui-pue/

la tribu qui pue

 

« Vingt-cinq moins un »Piché. G (2018). Vingt-cinq moins un, Gulliver jeunesse.

Enfin, ma dernière recommandation est un réel coup de cœur. Geneviève Piché nous fait cadeau de « Vingt-cinq moins un », une histoire éprouvante dans laquelle on aborde les thèmes de la maladie et de la mort vécut par l’œil d’enfants de 4eannée. Un roman jeunesse à lire dès 9 ans. 

« Sur le dessus, entouré d’étoiles, de confettis et d’oiseaux avec des chapeaux de fête, le nombre dix scintille. Je pense à Émeline. Qui n’aura jamais dix ans. »

 J’aimerais avoir la capacité de relire ces mots pour la première fois. 

« Vingt-cinq moins un » est un livre de choix pour le milieu scolaire. Il met en lumière l’impact que de tels drames peuvent avoir sur des enfants. J’applaudis l’auteure d’avoir réussi à traiter de sujets difficiles avec autant de justesse. 

Une histoire larmoyante à lire et relire. 

Activités :

  • Amener la classe à exprimer leurs émotions à l’aide de journaux de bord remis chaque fin de semaine.
  • Période de style « causerie » pendant laquelle les enfants ont la possibilité de poser des questions et parler de leurs expériences avec le deuil.
  • Projet de recherches et de documentationsur la maladie, possibilité d’en faire des exposés magistraux.

Lien : https://www.quebec-amerique.com/livres/jeunesse/9-ans-et-plus/gulliver/vingt-cinq-moins-un-10182 

vingt cinq moins un 

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