Recherche un jeu !

 

« Si on veut s’approcher des enfants, il faut parfois en devenir un soi-même. », Guillaume Roberge 

 

Tous les camps devraient avoir un but ultime : le plaisir des enfants. Arriver à cet objectif n’est pas aussi simple qu’il n’en paraît. Les camps mettent des heures innombrables de préparation et d’organisation afin que les enfants quittent le camp le sourire aux lèvres. Ils doivent prendre plusieurs éléments en compte ; la sécurité, les besoins des enfants, les moniteurs, les jeux, les activités, les parents, etc. Et les enfants changent. Non seulement ont-ils des besoins très différents entre l’âge de 5 et 16 ans, mais, en plus, de génération en génération les jeunes ont évolué. Mais le camp a-t-il évolué avec eux afin de répondre à tous leurs besoins ?

Nous avons rencontré Steven Grenier, nouveau président de l’Association des camps du Québec (ACQ), et Guillaume Roberge, directeur des programmes au Centre Notre-Dame de Fatima, afin de discuter de ces enjeux.

Selon eux, le plus grand défi des employeurs est de s’adapter aux modes de vie, aux routines des jeunes aujourd’hui. Il faut réussir à être à l’écoute des enfants, des modes (les jeux, les émissions, les films, les sorties, et même les vêtements) et des intérêts des enfants. De ce fait, il faut qu’un camp adapte sa programmation, ses chansons, ses formations et qu’il n’ait pas avoir peur de chambouler et de déstabiliser ses animateurs et ses habitudes.

Toutefois, la tradition des camps est forte. Faut-il laisser tomber la chanson « Boom a chika boom » ? Faut-il que les moniteurs s’appellent par leur vrai nom ?! Faut-il permettre aux jeunes et aux moniteurs d’utiliser leur cellulaire au camp ? Faut-il remplacer la spécialité tir à-l’arc par jeux vidéo ? Pour en avoir le cœur net, pourquoi ne pas le demander aux enfants ?

 

Crédit : Cloé Chevalier-Fortin

 

Cap sur l’avenir

À l’automne 2016, le Centre Notre-Dame de Fatima a pris une initiative afin de mieux comprendre les besoins et les attentes des jeunes. Pour ce faire, les directeurs ont organisé une rencontre Cap sur l’avenir durant laquelle toute son équipe de chefs et de coordonnateurs a pu discuter des enjeux des camps. Qui de mieux pour en discuter qu’une équipe de jeunes entre 18 et 25 ans qui ont travaillés et côtoyé les enfants tout l’été ? La rencontre a pris la forme d’un " focus group " durant lequel les discussions étaient dirigées avec des thèmes et durant lequel les chefs de camps et les coordonnateurs ont pu prendre la parole sur les valeurs et l’image du camp, sur le rôle du moniteur, sur les habitudes et les besoins des enfants et sur ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Après quoi, en 2017, ils ont décidé de chambouler toutes leurs façons de faire pour s’adapter aux besoins.

Ils ont établi ensemble que Fatima, c’est :

  1. Un camp qui accueille des jeunes à besoin particulier, ainsi que des jeunes dit « neurotypique ».
  2. Un camp inclusif
  3. Un camp qui met l’accent sur le plaisir de l’enfant avant tout
  4. Le plus gros employeur de jeunes de la région : environ 140 jeunes employés au total chaque année.
  5. Un organisme qui travaille en collaboration avec les villes, les écoles, et même les autres camps.
  6. 4 camps, mais une grande équipe.
  7. Un sentiment du devoir accompli à la fin de la journée
  8. Un endroit qui donne une deuxième chance.
  9. Une affaire de famille
  10. C’est oser dire oui à des folies.

 

>> Lire aussi : Comment partir du bon pied avec un nouveau groupe?

 

Et un moniteur, ça doit être :

  • Quelqu’un de sociable
  • De touche-à-tout
  • Quelqu’un qui fait démontre de la rigueur et de la volonté
  • Quelqu’un qui a appris ou qui a la volonté d’apprendre à être autonome, créatif, dynamique, travaillant en équipe.
  • Quelqu’un de dévoué
  • C’est quelqu’un d’humain

 

Crédit : Cloé Chevalier-Fortin

 

Des changements en vue

À l’écoute de son équipe, la direction du Centre Notre-Dame de Fatima a effectué plusieurs changements à la suite de cette rencontre. Alors que le camp offre déjà 6 plateaux spécialisés, soit tir à l’arc, embarcations nautiques, escalade, écologie et science, plein air et arts, ils ont décidé de travailler à la création d’une septième spécialité plus adaptée aux nouveaux intérêts des jeunes. Celle-ci devrait probablement être testée à l’été 2019.

Si Fatima travaillait déjà étroitement avec collaboration avec la communauté, ils ont renforci encore plus leur travail en équipe avec les villes environnantes, les écoles, mais aussi les camps à proximité. Ils brisent ainsi les barrières invisibles du sentiment de compétition, afin de devenir plutôt des alliés avec lesquels ils peuvent faire face aux enjeux et avec qui ils peuvent échanger des idées. Ainsi, pour faire face au problème de recrutement dans les camps, Fatima a aidé à créer un programme de formation DAFA en parascolaire offert à l’école secondaire de la région. Ils ont même proposé l’intégration du programme DAFA au cursus scolaire de secondaire 5 dans le cadre d’un cours de leadership et plein air. Ils forment ainsi la relève pour leur camp et les autres camps des environs.

 

« Un camp, c’est un endroit pour former les adultes de demain », Steven Grenier

 

Enfin, pour permettre aux moniteurs de faire preuve de créativité et afin de leur permettre de proposer de nouvelles activités, la direction de Fatima a décidé de chambouler les horaires, d’y insérer entre autres des périodes de jeux libres, de revoir la durée prévue de certaines activités, etc. Guillaume Roberge nous dit d’ailleurs : « Un conseil pour les moniteurs : un brin de folie ! pas de barrière. Parce que c’est ça qui fait la différence. Parce qu’on peut réaliser le rêve des enfants, mais aussi celui des moniteurs ! Et le rôle des coordonnateurs, c’est de dire oui et de trouver des solutions pour que tout se réalise. » Alors quand un moniteur dit qu’il aimerait faire une mise-en scène avec une cabane qui prend feu, le rôle du coordonnateur n’est pas de créer « alerte ! non impossible », mais plutôt d’accompagner le moniteur afin de trouver des solutions aux difficultés et aux risques que ce projet pourrait engendrer ; appeler le service d’incendie pour des conseils, réaliser cette mise en scène au bord de l’eau, etc.

 

« Le campeur ne se rappelle pas du stationnement mal asphalté ou du chalet. Il se rappelle son moniteur qui s’appelle Zazou, Oréo, Ficello, name it ! de sa folie et du plaisir qu’il a eu. », Steven Grenier

 

>> Lire aussi : Le contrat de travail, une nécessité?

 

Vous voulez vous entretenir avec l'équipe de Le Camp sur le web pour une entrevue, une annonce, un événement spécial, pour vous faire connaître davantage ou pour mijoter sur un projet de collaboration/partenariat ? Contactez-nous pour plus de détails! :)

 

Crédit : Cloé Chevalier-Fortin (On est plus beaux à l'envers! OK!)

 

0
0
0
s2smodern

Nos jeux préférés

Abonnez-vous à notre SUPER infolettre!

Adresse courriel :

Prénom:

Nom de famille:


Banque de JEUX !

  • Le Haka

    Le Haka
    Voici une super idée de compétition amicale pour créer un esprit d'équipe de malade!

chasses au trésor

Connectez-vous

Scroll to top